Les dix crus :

Les vins du Beaujolais.

Lorsqu'on quitte les terrains calcaires du Mâconnais pour poser le pied sur le sol argilo-siliceux et granitique, on franchit la frontière séparant les vins blancs de Mâcon et Saint-Véran des vins rouges du Beaujolais, tout en restant dans le département de la Saône et Loire.

L'aire d'appellation Beaujolais commence au nord à Saint-Amour et descend au sud presque à hauteur de Lyon, jusqu'à l'Arbresle. Dans le prolongement, toujours vers le sud, se trouvent les Coteaux du Lyonnais.

Plus de la moitié de la production de Beaujolais est commercialisé avec la mention Primeur le fameux "Beaujolais nouveau". Les Beaujolais-Villages sont généralement vendu dans l'année qui suit la récolte. Les dix crus gagnent à attendre quelques années pour atteindre leur plénitude et selon les millésimes peuvent même être conservés pour les Moulin-à-Vent, Côte-de-Brouilly et les Morgons.

Les crus du Beaujolais se servent à température de cave (10° à 12°) et se prêtent bien aux exercices de la dégustation : arôme de pêche pour le Saint-Amour, de pivoine pour le Juliénas, d'iris pour le Fleurie, d'iris et de rose pour le Moulin-à-Vent, de violette pour le Chiroubles, de kirsch pour le Morgon et de petits fruits rouges pour le Brouilly. De nombreux vins du Beaujolais dégagent des arômes de banane que l'on retrouve dans la plus part des vins issus de gamay.